La saison estivale étant commencée, les centres de location de chevaux se remplissent. Cependant, certains centres laissent à désirer quant à leur façon de traiter leurs chevaux. Voici donc quelques trucs pour reconnaître une mauvaise location d‘une bonne.
-Les chevaux sont maigres et ont les yeux et la robe ternes, ils sont léthargiques. Attention toutefois, en fin de saison, il arrive souvent que les chevaux soient fatigués et qu’ils aient le regard terne, même s’ils sont bien traités. Méfiez-vous des phrases telles que : «On ne donne pas de grain pour ne pas que les chevaux soient énervés.» ou «On ne sort pas nos chevaux au pré pour ne pas qu’ils mangent trop d’herbe et que ça les excite.»
-Les chevaux n’ont pas d’eau à volonté. Lorsqu’il fait chaud et que les chevaux travaillent, ils ont besoin d’eau pour ne pas se déshydrater. Normalement, un cheval boit de 30 à 60 litres d’eau par jour.
-Il n’y a pas de cheval de trait ou de demi-trait. Les centres de location doivent en avoir pour prêter aux personnes plus lourdes. Un cheval plus grand que les autres n’a pas nécessairement une constitution assez puissante pour porter une personne plus lourde. Méfiez-vous des paroles telles que : «Bill est assez fort pour porter une personne lourde pendant une ou deux heures.» À cela on peut répondre en demandant combien de grosses personnes peuvent venir en une journée. En plein jour de «rush», il peut y avoir plusieurs personnes lourdes qui louent des chevaux et les centres doivent pouvoir leur offrir des chevaux qui ne s’éreinteront pas à les porter et qui souffriront par la suite de maux de dos.
-Les enclos dans lesquels les chevaux sont enfermés sont boueux. Ceci ne compte pas en période de gel ou de dégel, soit au printemps et en automne. Les chevaux doivent avoir à leur disposition une parcelle de terre qui n’est pas humide à l’année.
-Il n’y a aucune installation permettant de sortir les chevaux en liberté. Les chevaux on besoin de courir en liberté. Ce n’est pas grave s’il n’y a pas d’herbe, tant qu’il y a du foin qui est donné.
Ces signes démontrent tous une maltraitance des chevaux, bien sûr, il y en a d’autres, plus flagrants ou visibles seulement pour un œil expérimenté, cependant, ceux-ci permettent quand même de reconnaître un mauvais centre de location. Reste encore les mesures de sécurité prises pour empêcher les accidents. Par exemple, pas de galop dans un lieu ouvert comme une prairie. Aussi, les sentiers de ballade doivent être sécuritaires, surtout dans les endroits où on galope et qu’on trotte : pas de roches, pas de boue, pas de courbes importantes, pas de branches dangereuses. En somme, les sentiers doivent être bien entretenus, drainés s’il le faut. Méfiez-vous aussi des prix trop bas. Évidemment, toutes les ballades doivent être accompagnée par un guide d’expérience qui prend soit de la sécurité et du bien-être de ses clients.
Je vous souhaite donc à tous de belles ballades dans des endroits où chevaux et clients sont bien traités.
